À moins de neuf mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, Donald Trump a ravivé la controverse en déclarant jeudi qu’il envisageait de relocaliser certains matchs du tournoi si la sécurité n’était pas « pleinement garantie » dans plusieurs villes hôtes américaines.
Lors d’une conférence de presse donnée à la Maison-Blanche, le président a ouvertement ciblé des municipalités dirigées par des adversaires politiques, accusant certaines d’entre elles de ne pas assurer un niveau de sécurité « acceptable pour un événement de cette ampleur ». Sans citer précisément de villes, il a laissé entendre que plusieurs sites initialement retenus pourraient perdre leur statut d’hôte au profit d’autres destinations « mieux préparées ».
« Nous n’allons pas prendre de risques avec la sécurité des joueurs, des délégations et des fans », a-t-il déclaré. « Si certaines villes ne sont pas à la hauteur, nous en choisirons d’autres. Il y en a beaucoup qui attendent leur chance. »
La Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, doit se tenir du 11 juin au 19 juillet 2026. Aux États-Unis, onze villes ont été retenues pour accueillir les matchs, parmi lesquelles New York, Los Angeles, Atlanta, ou encore San Francisco. Certaines, historiquement opposées aux politiques trumpistes, pourraient être visées par cette menace de relocalisation.
Ces déclarations surviennent alors que la FIFA finalise actuellement la répartition définitive des matchs et des phases à élimination directe entre les villes sélectionnées. L’organisation internationale n’a pour l’instant pas réagi aux propos du président.
L’opposition politique et plusieurs élus locaux ont dénoncé des « pressions inacceptables » et un « chantage politique », rappelant que la sécurité lors de tels événements relève également des forces fédérales et de la coopération inter-agences.
L’affaire devrait continuer à faire du bruit dans les prochaines semaines, d’autant que la campagne présidentielle bat son plein aux États-Unis.
