Les musiciens congolais qui prônent la justice et qui encouragent les jeunes à se responsabiliser et à beaucoup travailler,se font de plus en plus rare.
Mais forte heureusement pour la RDC nous retenons l’image de quelques figures de proue, qui ont marqué la musique congolaise par leur sagesse et leur capacité à prodiguer des conseils. Nous citons entre autres: Tabou ley, Madilu System, Franco etc.
De cette liste nous retenons l’une des figures phares « Reddy Amisi».
De son vrai nom Rémy Namwisi Ngoy alias «Bayilo Canto», reddy amisi est un chanteur congolais né le 05 mai 1960 à Kinshasa (République démocratique du Congo), fils de Benjamin Luyangusu et d’Albertine Nkesa.
Durant sa carrière musicale, reddy s’est engagé dans plusieurs associations de lutte contre les violences humaines dans son pays. Dans ses chansons, il n’a jamais cessé d’encourager la jeunesse africaine à se responsabiliser et à travailler assidûment.
Dans les soucis d’apporter un changement dans son pays, ses chansons ont souvent traité les sujets d’actualité comme la pauvreté et l’injustice en Afrique. Il garde un lien privilégié avec l’Afrique, en y donnant régulièrement des concerts.
SA CARRIÈRE MUSICALE
Pendant son adolescence Amisi apprécie beaucoup des artistes comme Bob Marley et Jimmy Cliff.
Il débute sa carrière musicale en 1975 en tant que chanteur dans le groupe Chem Chem Yetu. En 1976, il devient choriste dans le groupe Sambole Master Ngombe. Il change plusieurs fois de groupe: Juvenil(1977), Likamuisi(1978), et No lingwala(1980). Dans ce dernier groupe, Koffi olomide, le présente à papa Wemba qui l’invite à rejoindre son groupe Viva La Musica ou il devient membre de 1983 à 2001.
Tout en continuant sa carrière au sein du groupe viva la musica en 1988, il signe l’album ZAKINA qui lance sa carrière solo. Puis il connaît un succès fulgurant dans les années 1990 avec les albums QUEEN LINA, Injustice, Prudence, Ziggy, Étoile. En 2001, il quitte papa wemba et viva la musica: il monte son propre groupe la casa do Canto. Lors des concerts au Canada en 2008, sa musique est décrite comme basée sur rythmes africains, oscillant entre rumba et soukouss, et dont les paroles traitent des sujets d’actualités comme la pauvreté et l’injustice en Afrique.
En 2018, il s’adresse au président de l’assemblée nationale en demandant la mise en place d’un système de redevance pour que les artistes congolais perçoivent une petite commission lorsque leurs musiques sont utilisées dans les boîtes de nuit, bars, restaurants, etc. Par ailleurs, il plaide pour que les artistes soient protégés, proposant que, lorsque leurs musiques sont piratées par des étrangers, la justice congolaise intervienne.
Cyrille Makosi
