Le gouvernement congolais a annoncé la suspension temporaire des activités politiques de José Makila Sumanda, un acteur de l’opposition, accusé par le ministère de l’Intérieur d’avoir « pris part à une association et signé au nom de son parti, ce qui constitue un acte d’adhésion à la philosophie d’agression du pays », en référence au Joseph Kabila Kabange.
Selon l’arrêté officiel, l’implication de Makila dans cette structure constitue aux yeux du gouvernement un soutien à une logique hostile à la souveraineté nationale. Le ministre de l’Intérieur a déclaré que cette mesure visait à préserver l’ordre constitutionnel et l’intégrité territoriale.
Le parti politique de José Makila a dénoncé la décision comme une « entrave grave à la liberté d’agir en politique » et une manœuvre de musellement. Les partisans de Makila soutiennent qu’il s’agit d’une sanction ciblée qui vise à affaiblir l’opposition alors que la tension politique monte en RDC.
Cette suspension intervient dans un contexte tendu où les accusations d’ingérence étrangère et de soutien à des groupes armés à l’est du pays attisent les débats. Le fait même de lier l’activité politique d’un opposant à une « philosophie d’agression » annonce un durcissement du ton entre autorités et dissidents.
