Les étudiants en sciences politiques et administratives de l’Université Catholique du Graben (UCG) ont demandé, ce samedi 29 mars, à être inclus dans les consultations en cours en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale.
Lors d’une déclaration officielle, M. Kayani Ignace, vice-délégué et rapporteur de la faculté, a déploré l’exclusion des universitaires de ce processus. « Un futur gouvernement qui ignore la jeunesse intellectuelle ne peut prétendre à l’inclusivité », a-t-il affirmé, soulignant que les étudiants en sciences politiques disposent d’expertises et de compétences indispensables à la reconstruction nationale.
Kayani a particulièrement insisté sur la nécessité d’intégrer les étudiants issus de l’Est de la RDC, une région en proie à l’insécurité et aux violences des groupes armés. « Pourquoi limiter les consultations aux seuls partis politiques ? Nos dirigeants oublient que nous, étudiants, portons des solutions concrètes aux crises qui frappent notre pays », a-t-il déclaré.
Réagissant au refus de l’opposition de participer aux consultations, le représentant étudiant a pointé du doigt une « gouvernance peu participative » des autorités actuelles. Il a également fustigé certains opposants, qu’il accuse de « rechercher le pouvoir pour le pouvoir », ajoutant que leur crédibilité est « de plus en plus remise en cause par le peuple congolais ».
Par ailleurs, Kayani a lancé un appel à la classe politique, les exhortant à privilégier l’intérêt national plutôt que les rivalités partisanes. « Je demande à l’opposition de soutenir les initiatives constructives du Chef de l’État. Seule une approche collaborative permettra un véritable changement en RDC », a-t-il plaidé.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique tendu, où la jeunesse estudiantine cherche à s’imposer comme un acteur incontournable dans l’avenir du pays.

