(Tribune de Bertin Al-bashir)

C’est depuis près de 4 ans, soit en 2019, que l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange s’est échangé avec sa famille politique, en l’occurrence, le Front Commun pour le Congo (FCC).
Pas de prise de parole en public de manière officielle, moins encore de concertation avec les membres de son parti politique PPRD. Longtemps silencieux !
Après le divorce de sa famille politique et celle du Chef de l’Etat actuel, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, suite à une guerre picrocholine, il y a eu trop de spéculations au sujet de son silence.
Des internautes l’ont surnommé du recteur de l’université de « Kara » (Kara qui peut se traduire par celui qui vit dans l’ermite) compte tenu de son comportement de quelqu’un qui ne trouve plus intérêt ou qui ne s’occupe plus de tout ce qui se passe en RDC après son départ du palais de la nation.
À six mois de la tenue des élections, le Raïs de Kingakati renoue le contact avec sa famille politique.
C’est au cours d’une rencontre, vendredi 16 juin dernier, avec les cadres qui sont restés fidèles au FCC, que leur autorité morale a affirmé qu’il n’a jamais abandonné la politique et qu’il était encore loin de sa prise de retraite.
Selon des sources proches de Kingakati, Joseph Kabila a profité de cette rencontre pour rappeler que « lui et sa famille politique ne participeront à ce processus électoral que si les conditions pour tenir de bonnes élections sont réunies ».
Il a aussi appelé les cadres du FCC à résister, à se mobiliser et à mobiliser la population contre ce qu’il qualifie de « la dictature installée ».
D’après le secrétaire permanent adjoint du PPRD, Ferdinand Kambere, Joseph Kabila a brossé la situation politique du pays.
Ayant également pris part à cette rencontre, Ferdinand Kambere a martelé sur les objectifs de cette réunion stratégique.
« L’objectif de cette réunion, il a été clair. C’était rassurer tout le monde et ceux qui pensent que son silence signifiait sa retraite politique s’étaient trompés. Il s’est donné simplement un temps face à ce coup d’Etat institutionnel pour que le peuple ait finalement ce droit de juger et d’évaluer les uns et les autres dans leur comportement », a évoqué le secrétaire permanent adjoint du PPRD.
En ce qui concerne la situation sécuritaire du pays, l’ex Chef de l’Etat a jugé cela de catastrophique.
Eu égard à ce qui précède, cette réunion a suscité la réaction des uns et des autres sur les réseaux sociaux et tant d’autres médias de la place.
On peut le constater lors d’une réaction pertinente de l’un de membres de l’Union sacrée pour la nation, honorable Juvenal Munubo Mubi (élu du Nord-Kivu) qui a tentait de recadrer le leader du FCC vis-à-vis de ce que, selon lui, dit la loi portant statut des ex-Chefs d’Etat élu en RDC.
« Joseph Kabila doit doit se réserver tout en tenant compte de la loi portant statu des anciens présidents de la République…», peut-on lire son commentaire à propos de ce sujet sur Twitter.
Finalement JKK est sorti de son silence mais il n’a encore rien dit sur ce que les congolais attendent de lui. Mais de facto, il a promis de s’exprimer dans les jours qui viennent. Donc, il a brisé le silence sans handicaper la parole !
Que nous réserve t-il dans sa prochaine adresse ? Pourquoi seulement cette prise de parole à 6 mois des échéances électorales du 20 décembre ?
Que dit réellement la loi congolaise du 26 juillet 2018 portant statut des anciens Chefs d’Etat ?
Dossier à suivre !
