L’occupation de la cité de Nyabiondo, dimanche 9 mars en début d’après-midi, a déclenché un déplacement massif de la population. Des milliers d’habitants, dont certains étaient déjà des déplacés, ont fui vers Kashebere, Kibua et la brousse environnante. Parmi les villages touchés figurent Loashi, Bukombo, Bonde, Burore, Kaanja, Bushani et Ngeshe.
D’après des notables locaux, de nombreux déplacés ont trouvé refuge dans le centre de santé de Kashebere, malgré le manque de ressources médicales et humanitaires. D’autres ont marché pendant des heures pour atteindre des zones plus éloignées, cherchant désespérément un abri sûr.
Ce lundi 10 mars, la situation demeure tendue. Les rebelles ont avancé sans résistance jusqu’à Kaanja, à seulement six kilomètres de Nyabiondo. Si un calme relatif semble régner, les habitants redoutent de nouvelles violences et un élargissement du conflit vers d’autres localités.
Nyabiondo, qui accueillait déjà un grand nombre de déplacés fuyant les affrontements à Masisi, se retrouve à nouveau au cœur d’une crise humanitaire. Tous ceux qui avaient trouvé refuge dans la cité se sont vus contraints de reprendre la route, dans des conditions précaires et sans assistance suffisante.
Des sources locales indiquent que les rebelles viseraient Walikale-centre, où se trouvent d’importants gisements miniers, notamment ceux de Bisiye. Ils chercheraient également à s’emparer des ressources minières de Shango Mining à Mahanga, ainsi que du bétail et des pâturages récupérés par les Wazalendo.
Malgré la gravité de la situation, l’aide humanitaire reste quasi inexistante dans la région. Seule l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) continue de soutenir l’hôpital de Nyabiondo, tandis que les acteurs locaux appellent à une intervention d’urgence pour secourir les déplacés livrés à eux-mêmes.
Rédaction
