La Coupe du Monde U20 débute aujourd’hui au Chili avec une innovation majeure introduite par la FIFA : l’apparition du carton vert, un outil inédit dans le règlement du football international.
Contrairement aux cartons jaune et rouge traditionnellement utilisés par l’arbitre, le carton vert n’est pas brandi par l’arbitre mais par les entraîneurs. Il permet aux sélectionneurs de demander une révision vidéo (VAR) dans certaines situations controversées, comme :
• un penalty sifflé ou oublié,
• un carton rouge contesté,
• un but accordé ou refusé de manière litigieuse.
Chaque équipe pourra utiliser deux cartons verts maximum par match. Cette mesure vise à rendre l’arbitrage plus transparent, tout en donnant aux entraîneurs un certain pouvoir de contestation contrôlé.
Cette expérimentation avait déjà été testée avec succès lors de la Coupe du Monde Féminine U20 en Colombie, et la FIFA a décidé de la généraliser à l’édition masculine.
L’introduction du carton vert soulève de nombreux débats dans le monde du football. Certains y voient une avancée vers un arbitrage plus juste, qui réduit les erreurs décisives et implique davantage les entraîneurs dans le processus décisionnel.
D’autres s’interrogent sur le rythme du jeu et les risques de contestations stratégiques, voire abusives. Mais la FIFA précise que les demandes de révision seront soumises à validation par l’équipe VAR, pour éviter les interruptions inutiles.
La Coupe du Monde U20 a souvent été utilisée par la FIFA comme terrain d’expérimentation : introduction de la VAR en 2017, tests sur les remplacements supplémentaires en cas de commotion, et désormais, le carton vert.
Cette nouvelle règle pourrait bien inspirer le football professionnel à l’avenir, notamment si son efficacité est démontrée au Chili.
