Le conflit opposant les agriculteurs à l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) persiste autour de la zone de Mayangose, située dans le Parc National des Virunga (PNVi), au Nord-Kivu. Ce week-end, une délégation de personnalités locales s’est rendue au siège de l’ICCN pour plaider en faveur d’une résolution pacifique de la crise. Parmi elles figuraient M. Nyonyi Bwanakawa, maire honoraire de Beni, Mwami Achou, chef du village de Bapakombe, et l’honorable Elie Kambere, élu de Beni.
Cette initiative fait suite à une opération des écogardes ayant entraîné la destruction de champs cultivés illégalement dans le parc. La tension avait monté quelques jours plus tôt lorsque plusieurs agriculteurs avaient été interpellés pour avoir exploité des terres protégées. Ces dernières, réputées pour leur fertilité, sont depuis longtemps convoitées par les populations locales, notamment après les années d’instabilité causées par les rébellions.
Lors des discussions, les deux parties ont privilégié le dialogue, soulignant l’importance d’une collaboration respectueuse et de la préservation de la paix sociale. Les agriculteurs ont rappelé leur dépendance à la terre, principale source de revenus, tout en reconnaissant la nécessité de protéger l’écosystème du parc.
À l’issue de la rencontre, un consensus s’est dégagé pour organiser une nouvelle réunion afin d’examiner des solutions concrètes. L’objectif : concilier préservation environnementale et besoins économiques des communautés, dans le cadre légal en vigueur.
Le cas de Mayangose illustre les défis récurrents de la gestion des aires protégées en RDC, où conservation et survie des populations entrent souvent en collision. Mais cette médiation ouvre une voie prometteuse vers une résolution équitable et pacifique.
