La condamnation, ce mardi 2 septembre, de l’ancien ministre congolais de la Justice, Constatant MUTAMBA Tungunga, à trois ans de travaux forcés par la Cour de cassation, continue de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise et de l’opinion publique.
Parmi les premières prises de parole, celle de Josué BOKULE, coordonnateur de l’ASBL Jeunes Engagés pour le Progrès (JEP), est venue appuyer la décision de la justice. Il a affirmé que le sort du leader de NOGEC était déjà scellé, « le fait et le droit, c’est de l’automatisme.»
Pour Josué BOKULE, le procès de l’ex-garde des Sceaux était dépourvu de tout caractère politique.
« Le procès Mutamba ne revêt nullement un caractère politique ; il s’agit essentiellement d’une procédure d’ordre juridique, fondée sur des griefs précis et légalement établis à son encontre », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Ce qu’il convient de comprendre, c’est que la sphère politique s’est opportunément greffée sur une dynamique judiciaire déjà amorcée. Autrement dit, l’instrumentalisation politique n’aurait jamais été envisageable sans l’existence préalable d’un socle juridique indiscutable », a-t-il conclu.
Accusé d’avoir tenté de détourner près de 20 millions de dollars américains dans le cadre d’un marché pour la construction d’une nouvelle prison à Kisangani dans la province de la Tshopo, Constant Mutamba a été condamné à trois ans de travaux forcés par la Cour de cassation, et cinq ans d’interdiction d’accès à toute fonction publique pour détournements de fonds publics.
La Rédaction
