Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont mené ce jeudi matin une attaque aérienne sur l’aérodrome de Kigoma, à Walikale-centre. Un drone et un avion de chasse Soukhoï ont été mobilisés pour ces frappes, survenues juste après l’atterrissage d’un aéronef suspect.
Selon plusieurs témoins, le bombardement a empêché l’avion de redécoller. “Le drone a frappé en premier”, a rapporté un habitant du quartier Camp TP, situé à proximité. L’incertitude plane encore sur l’état de l’appareil ciblé.
Ce n’est pas la première attaque sur cet aérodrome. Samedi dernier, une première frappe avait eu lieu après l’atterrissage du même aéronef, soupçonné d’acheminer des renforts aux rebelles de l’AFC/M23 qui occupent Walikale-centre depuis une semaine.
Sur le terrain, la tension monte. “Un second bombardement a provoqué un mouvement de panique au petit marché près de l’hôpital”, a confié une source hospitalière. La population, déjà éprouvée par les récents combats, redoute une escalade.
Ces frappes s’inscrivent dans un contexte de renforcement militaire. Tandis que les rebelles se ravitaillent par voie aérienne, l’armée congolaise consolide ses positions autour de Walikale, notamment à Boboro et Biruwe, où elle dispose d’une base avancée.
Malgré l’annonce par l’AFC/M23 d’un repositionnement pour favoriser le processus de paix, la réalité sur le terrain est tout autre. L’intensification des opérations militaires laisse présager une bataille prolongée pour le contrôle de cette zone stratégique.
Rédaction
