Le combustible fossile le moins polluant est reconnu en tant que carburant de transition. Telle une victoire pour l’Afrique, d’où au nom du principe de la justice climatique, plusieurs pays ne cessent de réclamer leur droit de poursuivre l’exploitation du gaz naturel.
C’est suite à des nombreuses tractations que la 28ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28) a adopté cet accord qui appelle à l’abandon progressif des énergies fossiles, tout en reconnaissant le rôle que doit jouer le gaz naturel en tant que « carburant de transition » vers des sources d’énergie plus propres.
Par l’entremise d’un texte de 21 pages approuvé par consensus, l’assemblée a reconnu que les carburants de transition comme le gaz naturel « peuvent jouer un rôle en facilitant la transition énergétique, tout en assurant la sécurité énergétique ».
Ce même texte recommande une transition « juste, ordonnée et équitable », avec un rythme différencié selon les Etats, leurs besoins de développement et leur responsabilité historique dans le réchauffement climatique.
« Cette formulation représente une victoire pour l’Afrique, où plusieurs pays réclament depuis plusieurs années le droit de poursuivre l’exploitation de leurs importantes réserves de gaz naturel pendant encore deux à trois décennies, au nom du principe de la justice climatique », soulignent les experts.
Ces experts rappellent que, du règlement climatique, le continent est la région la moins responsable historiquement.
Tenant compte des continents consommateurs d’énergie dans le monde, l’Afrique affiche la plus faible consommation primaire par habitant, estimée à 14,6 gigajoules (Gj), soit cinq fois moins que la moyenne mondiale (75,6 Gj).
Par ailleurs, plusieurs groupes actifs dans l’exploitation des hydrocarbures ont salué cet accord conclu à Dubaï.
