Le mouvement Lutte pour le Changement (LUCHA) a célébré jeudi 1er mai, ses 13 années d’engagement, marquées par de nombreux sacrifices humains et un combat constant pour la justice. Un anniversaire qui rappelle que ce mouvement né sous l’ère de Joseph Kabila, n’a jamais cessé de lutter contre l’injustice, quel qu’il soit le régime.
Sterwart Muhindo, militant historique de la LUCHA, a souhaité rappeler que le prix du combat n’a pas diminué avec l’alternance politique en RDC. Dans une déclaration forte, il a affirmé : « Depuis le début de notre lutte, cinq de nos camarades ont perdu la vie. Quatre sous Tshisekedi, un sous Kabila. Ce sont des faits indéniables. » Ces propos viennent corriger l’idée selon laquelle la LUCHA serait apaisée après la fin du règne de Kabila. Loin d’avoir cessé de se battre, les militants du mouvement ont continué à payer le prix de leur engagement.
Ce militant rappelle que le premier martyr, Luc, est tombé sous Kabila. Mais les morts se sont multipliées sous Tshisekedi : Obadi, Freddy, Ushindi, et Pierre, tué par les tirs du groupe armé M23 à Kalehe au Sud-Kivu. Tous étaient engagés pacifiquement pour un Congo meilleur. Cette liste tragique témoigne que la lutte n’est pas seulement contre un régime ou un pouvoir, mais contre l’injustice et la mauvaise gouvernance qui perdurent, peu importe les dirigeants.
Le refus de la cooptation et des compromis politiques
Sterwart Muhindo déplore la perception erronée de la LUCHA, souvent réduite à un mouvement uniquement opposé à Kabila. Selon lui, la véritable essence de leur combat n’a jamais été contre une personne ou un régime, mais contre l’impunité, l’injustice et la corruption qui gangrènent le pays. Il critique également certains anciens opposants qui, une fois arrivés au pouvoir, ont abandonné les valeurs de la lutte pour se conformer aux logiques politiciennes. A en croire ce militant, ce sont ces acteurs politiques qui ont cessé de lutter, non la LUCHA.
Pendant 13 ans, la LUCHA a résisté aux tentations politiques, aux pressions de l’appareil d’État et aux nombreuses menaces. Le mouvement a su maintenir son indépendance, fidèle à ses idéaux de justice et d’égalité pour tous les Congolais. Sterwart conclut : « Nous n’avons pas cessé de lutter, et ce combat continue. Notre lutte n’est pas contre des individus, mais contre l’injustice et la mauvaise gouvernance. »
Anelka VUTSUMBIRE
